CROA du 30 avril 2004

 

            De 22h00 à 1h30 à Machemont.

En compagnie de Lolo, Philippe LARCHER (malade), Manu, Soufiane et Olivier.

Passages nuageux, puis le ciel s’est dégagé petit à petit pour être parfaitement clair mails légèrement brumeux et très humide vers la fin.

Le vent est faible. Il a plu le matin.

 

Instruments utilisés :

-          Le Dobson 300 de Philippe L.

-          Le C8 200 de Lolo

-          Le Newton 150 de Philou

 

Objets observés :

Les planètes :

-          Vénus : distante d’environ 70 millions de kilomètres.

A mesure que la planète se rapproche, le croissant s’amincit mais le diamètre augmente à l’oculaire. La forme du croissant est très bien visible et la forme ronde et sombre du reste de la planète non éclairé directement par le soleil est perceptible.

-          Saturne : distante d’environ1 milliard 427 millions de kilomètres.

La planète continue de s’éloigner de la Terre et est de plus en plus basse le soir. A l’oculaire la taille diminue.

Située dans la partie du ciel subissant encore quelques passages nuageux.

De ce fait, la division de Cassini est visible mais difficilement (au grossissement X 100 sur mon télescope de 150). Une bande plus sombre traverse le globe et son satellite Titan est présent sous la planète.

-          Jupiter : distante d’environ 730 millions de kilomètres.

S’éloigne également de la Terre.

Au début, les 4 satellites Galiléens sont présents, puis 3 car Io passe devant la géante. Par contre nous ne sommes pas parvenus à voir son ombre.

Au 300 de Philippe L., des bandes sont visibles près des pôles.

 

Ciel profond :

        Nous sommes à quatre jours de la pleine lune. La luminosité s’en ressent. De plus, l’humidité augmente.

Pour couronner le tout, Lolo nous dit que son 200 serait un peu décollimaté… Affaire à suivre…

                Dans la constellation d’Hercule :

-          M 13 : toujours aussi sympathique. Le centre est bien brillant. De moyen au 150, il est plus joli au 200 et bien mieux défini au 300 X 58 fois.

-          M 92 : son compagnon M 13 de la même constellation lui vole la vedette, pourtant, M 92 est un joli petit amas globulaire, bien condensé et bien brillant. Malheureusement il souffre de la comparaison avec son voisin.

Peut-être faudrait-il tout simplement ne pas enchaîner l’observation des deux objets l’un après l’autre.

Dans la constellation de la Vierge :

-          M 104 : cela n’a rien à voir (c’est le cas de le dire) avec l’observation faite samedi dernier. La lune joue déjà son rôle de phare de l’espace et interdit pratiquement toute observation de cette galaxie.

Entr’apercue difficilement au 150, elle est quasiment invisible plus tard au 200.

        Cette constellation est trop proche de la lune  pour permettre l’observation de ses autres galaxies.

Dans la constellation de la Grande Ourse :

-          M 81 et M 82 : on ne peut pas en dire autant des deux stars de cette constellation qui ne baignent pas dans la lumière sélène. Elles nous ont dévoilé leurs atours dans le 300 de Philippe L. qui est plus doué que moi pour les retrouver « à la main » (enfin, au Telrad…)

Je ne cache pas ma préférence pour M 82, magnifique galaxie filiforme vue par la tranche et qui nous a proposé des zones plus sombres.

Dans la constellation de la Cassiopée :

-          M 103 : Avant le départ de nos compagnons, j’ai pointé cet amas pouvert mais Cassiopée est encore très basse. Franchement nous n’avons pas été enthousiasmés. Est-il plus jovial avec une optique plus performante que mon 150 ?

-          Philippe L. s’en est allé le premier (c’est contraire à ses habitudes), amoindri par sa grosse crève, c’était plus raisonnable. Puis Manu est rentré. Enfin Olivier qui travaille le lendemain nous quitte et ramène Soufiane.

Restent Lolo at moi, toujours aussi teigneux…

Le « ciel d’été » est encore un peu bas vers le nord-est mais commence à nous proposer quelques-uns de ses charmes.

Dans la constellation de la Lyre :

-          M 57 : l’anneau de la Lyre, « même pas dur à trouver à la main », en fait partie. Je n’ai pas eu l’occasion de rejoindre les copains pour le voir dans le 300 de Philippe L. mais je les crois, c’était beau !

Plus tard, je le revisite au 150 avec Lolo : le rond central plus sombre est visible mais il n’y a pas de quoi nous exploser les rétines !

Dans la constellation du Cygne :

-          Albiréo : avant de partir, nous pointons cette célèbre étoile double. Au 150, grossie 100 fois, la belle nous montre ses deux billes : la jaune à gauche et la bleue à droite, malgré l’humidité qui devient très gênante.

-          Dans la constellation de Céphée :

-          Mu de Céphée : auparavant, j’avais montré cette étoile géante rouge à Olivier et Soufiane avant leur départ. On voit bien cette bille orangée entourée d’étoiles blanches et plus faibles autour.

 

Les miroirs, chercheurs, oculaires, tubes et autres revues et cartes sont désormais complètement mouillés par l’humidité.

Lolo et moi rendons les armes devant cet adversaire tant redouté.

Il est 1h30.

 

Philou



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