Pléiade mythologie : qui sont les sept sœurs devenues étoiles ?

TL;DR : Dans la mythologie grecque, les Pléiades sont sept sœurs nymphes, filles du titan Atlas et de l’océanide Pléione. Poursuivies par le chasseur Orion, elles furent changées en étoiles par Zeus pour échapper à lui, donnant naissance à l’amas stellaire M45 que l’on observe encore aujourd’hui dans la constellation du Taureau.

À retenir

  • Les Pléiades sont sept filles d’Atlas et de Pléione dans la mythologie grecque.
  • Zeus les transforme en étoiles pour les soustraire au chasseur Orion.
  • L’amas M45 qui porte leur nom est visible à l’œil nu dans la constellation du Taureau.
  • Le mot « pléiade » désigne aujourd’hui un groupe brillant de personnes ou d’œuvres.
  • Chaque sœur a une histoire propre, souvent liée à un dieu de l’Olympe.

Qui sont les Pléiades dans la mythologie grecque ?

Les Pléiades sont un groupe de sept sœurs appartenant à la mythologie grecque, nées de l’union du titan Atlas et de l’océanide Pléione. Leur légende la plus connue raconte comment elles furent changées en étoiles pour échapper à la poursuite du chasseur Orion. Ce mythe explique, dans l’imaginaire grec antique, l’origine de l’amas d’étoiles que l’on observe encore aujourd’hui à l’œil nu par nuit claire.

Les Pléiades ne sont pas de simples figures secondaires : elles apparaissent chez Hésiode, chez Ovide et dans de nombreux récits liés aux amours de Zeus. Leur histoire mêle astronomie populaire et généalogie divine, un peu comme d’autres figures que l’on retrouve dans notre test pour découvrir sa divinité de l’Olympe, où les liens familiaux entre dieux et nymphes tiennent souvent une place centrale.

Les sept sœurs et leurs noms : Maia, Alcyone, Électre et les autres

La tradition grecque distingue sept Pléiades, chacune portant un nom précis et une histoire particulière. On trouve généralement : Maia, Électre, Taygète, Alcyone, Céléno, Stérope et Mérope. Six d’entre elles s’unissent à des dieux, ce qui en fait les ancêtres de nombreuses lignées héroïques de la mythologie grecque.

  • Maia : mère d’Hermès, union avec Zeus.
  • Électre : mère de Dardanos, fondateur légendaire de Troie, union avec Zeus.
  • Taygète : donne son nom à une chaîne de montagnes du Péloponnèse.
  • Alcyone : associée à Poséidon, souvent citée comme l’étoile la plus brillante de l’amas.
  • Céléno : également liée à Poséidon dans certaines versions.
  • Stérope (ou Astéropé) : parfois rattachée à Arès.
  • Mérope : seule à épouser un mortel, Sisyphe, ce qui expliquerait pourquoi son étoile brille moins fort que les autres.

Ces sept noms reviennent régulièrement dans les jeux de lettres et grilles de mots croisés consacrés à la mythologie grecque. Si ce type d’énigme vous intéresse, notre guide sur le dieu grec dans les mots fléchés recense d’autres figures divines fréquemment demandées dans ces grilles.

Pourquoi Zeus a transformé les Pléiades en étoiles ?

Le mythe le plus répandu situe l’origine de la métamorphose dans une fuite. Les sept sœurs et leur mère Pléione auraient été poursuivies pendant plusieurs années par le chasseur Orion, séduit par leur beauté. Pour mettre fin à cette traque et protéger les jeunes femmes, Zeus les aurait changées en colombes puis placées dans le ciel sous forme d’étoiles.

Le mythe de la poursuite par Orion

Dans certaines versions, Orion continue sa poursuite jusque dans le ciel : la constellation qui porte son nom semble éternellement suivre celle du Taureau, où se trouvent les Pléiades. Cette proximité céleste a nourri l’idée d’une chasse sans fin, un thème que l’on retrouve dans d’autres légendes grecques où les dieux transforment des mortels ou des nymphes pour les soustraire à un danger.

D’autres récits insistent davantage sur le chagrin des sœurs après la mort de leur père Atlas, condamné à porter la voûte céleste, ou après le suicide de leurs demi-sœurs les Hyades. La catastérisation, c’est-à-dire la transformation en étoiles, apparaît alors comme un geste de consolation autant que de protection.

Atlas et Pléione, les parents des Pléiades

Atlas est un titan condamné par Zeus à soutenir le ciel sur ses épaules, un châtiment bien connu de la mythologie grecque. Pléione, sa compagne, est une océanide, fille du titan Océan et de Téthys. De leur union naissent non seulement les sept Pléiades, mais aussi les Hyades, un autre groupe de sœurs associées à un amas d’étoiles voisin.

Cette ascendance titanide place les Pléiades à la frontière entre deux générations de dieux : celle des titans, plus anciens, et celle des Olympiens menés par Zeus. C’est précisément ce type de généalogie complexe que l’on retrouve documenté dans les Mythologies de Roland Barthes, où l’auteur interroge la façon dont ces récits anciens continuent de façonner nos représentations culturelles.

La constellation des Pléiades : l’amas d’étoiles M45

Sur le plan astronomique, les Pléiades correspondent à l’amas ouvert Messier 45 (M45), situé dans la constellation du Taureau. Il s’agit d’un des amas d’étoiles les plus proches de la Terre et les plus faciles à repérer à l’œil nu, ce qui explique pourquoi il porte un nom depuis l’Antiquité dans presque toutes les cultures. La définition de l’amas des Pléiades sur Wikipédia précise qu’il regroupe plusieurs centaines d’étoiles jeunes, nées il y a environ 100 millions d’années, dont seule une poignée est visible sans instrument.

Comment observer les Pléiades à l’œil nu ou au télescope

À l’œil nu, on distingue généralement six à sept étoiles regroupées en forme de petite casserole, ce qui correspond assez bien au nombre de sœurs du mythe. Avec des jumelles ou un instrument grand champ, l’amas révèle des dizaines d’étoiles supplémentaires ainsi qu’une légère nébulosité bleutée autour des astres les plus brillants. Les meilleures périodes d’observation en France se situent de novembre à mars, lorsque la constellation du Taureau est haute dans le ciel nocturne.

Le choix de l’instrument change beaucoup l’expérience d’observation. Si vous hésitez entre plusieurs options pour débuter, notre article sur la différence entre télescope et lunette astronomique explique quel type d’instrument privilégier pour ce genre d’objet céleste étendu et peu contrasté.

D’où vient le mot « pléiade » dans la langue française ?

Par extension, le mot « pléiade » a fini par désigner, en français courant, un groupe nombreux et brillant de personnes ou d’œuvres réunies autour d’un même domaine. C’est ainsi que la Pléiade, mouvement littéraire du seizième siècle rassemblant sept poètes autour de Ronsard et Du Bellay, a repris ce nom en référence directe au mythe des sept sœurs étoiles. Cet emprunt illustre bien comment la mythologie grecque continue d’irriguer le vocabulaire et les références culturelles modernes.

Ce type de glissement de sens, du mythe vers la langue courante, est loin d’être isolé. Notre panorama des expressions issues de la mythologie grecque recense d’autres exemples de mots et de tournures que nous utilisons encore aujourd’hui sans toujours connaître leur origine antique.

Les Pléiades dans les autres mythologies et cultures

Le motif des sept sœurs célestes dépasse largement la mythologie grecque. On retrouve des récits similaires dans les traditions aborigènes australiennes, chez les Sioux d’Amérique du Nord, ou encore dans la mythologie japonaise, où l’amas est appelé Subaru, nom repris plus tard par le constructeur automobile. Cette convergence culturelle s’explique en partie par la visibilité exceptionnelle de l’amas, observable à l’œil nu partout sur le globe depuis des millénaires, ce qui a nourri des mythes indépendants les uns des autres.

Les chercheurs en histoire des sciences et en archéoastronomie s’intéressent d’ailleurs à la façon dont différentes civilisations ont utilisé le lever héliaque des Pléiades comme repère calendaire, notamment pour caler le début des travaux agricoles ou de la navigation en mer.

Notre avis sur le mythe des Pléiades

Nous trouvons que le mythe des Pléiades est l’un des plus réussis de la mythologie grecque, parce qu’il relie directement un récit humain, la peur, la fuite, la protection, à un objet que n’importe qui peut lever les yeux et observer le soir même. Peu de légendes antiques offrent une vérification aussi immédiate : il suffit de sortir par une nuit claire de décembre pour voir les sept sœurs briller dans le Taureau.

Notre bémol concerne surtout la confusion fréquente autour du nombre d’étoiles réellement visibles : beaucoup de débutants s’attendent à compter sept points lumineux distincts et n’en distinguent que six, ce qui peut décevoir à tort. Notre conseil, si vous voulez retrouver la septième sœur (souvent identifiée à Mérope, la plus discrète), c’est de sortir des jumelles ou un instrument léger plutôt que de se fier uniquement à l’œil nu.

Testez vos connaissances

  1. Combien de sœurs compte le groupe des Pléiades dans la mythologie grecque ?
    Réponse : sept sœurs, filles d’Atlas et de Pléione.
  2. Quel chasseur poursuit les Pléiades avant leur transformation en étoiles ?
    Réponse : Orion, dont la constellation reste voisine de celle du Taureau.
  3. Comment s’appelle l’amas d’étoiles correspondant aux Pléiades ?
    Réponse : Messier 45 (M45), situé dans la constellation du Taureau.

Questions fréquentes

Qui sont les Pléiades dans la mythologie grecque ?
Les Pléiades sont sept sœurs, filles du titan Atlas et de l’océanide Pléione. Poursuivies par le chasseur Orion, elles sont transformées en étoiles par Zeus. Elles se nomment Maia, Électre, Taygète, Alcyone, Céléno, Stérope et Mérope, et donnent leur nom à un amas stellaire visible dans la constellation du Taureau.

Pourquoi les Pléiades sont-elles devenues des étoiles ?
Selon le mythe le plus répandu, Zeus les change en étoiles pour les soustraire à la poursuite obsessionnelle du chasseur Orion. D’autres versions évoquent aussi leur chagrin après la condamnation de leur père Atlas ou la mort de leurs demi-sœurs les Hyades, ce qui renforce le geste protecteur de Zeus.

Quelle est la différence entre les Pléiades et les Hyades ?
Les Hyades sont les demi-sœurs des Pléiades, nées elles aussi d’Atlas mais d’une autre mère selon les versions. Elles forment un autre amas d’étoiles proche, dans la même constellation du Taureau, mais leur mythe est centré sur le deuil plutôt que sur la fuite face à un chasseur.

Peut-on voir les Pléiades à l’œil nu ?
Oui, l’amas des Pléiades est l’un des objets célestes les plus faciles à observer sans instrument, surtout de novembre à mars dans l’hémisphère nord. On distingue généralement six à sept étoiles regroupées en forme de petite casserole, avec des dizaines d’autres visibles aux jumelles.

Pourquoi dit-on « une pléiade de » dans la langue française ?
L’expression « une pléiade de » désigne un groupe brillant et nombreux de personnes ou d’œuvres, par référence directe aux sept sœurs mythologiques. Elle a notamment été reprise par le mouvement littéraire de la Pléiade au seizième siècle, composé de sept poètes réunis autour de Ronsard.

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